23 janvier 2011
Une année qui se termine mal, une autre qui se commence bien
Voilà un bout de temps que je n'ai pas donnée de nouvelles et il est grand temps de réparer ça.
Ces derniers mois ont été assez stressants car en octobre, mon visa de travail est arrivé à expiration. A ce moment-là, j'attendais la décision concernant la demande de visa de travail que j'avais faite en août. J'étais assez confiant que ça allait marcher car j'étais soi-disant exempt d'une démarche assez compliquée. Cette démarche est celle qui consiste à faire une demande de Labour Market Opinion (LMO) qui vise à prouver que je ne vole pas le boulot d'un canadien. Apparemment, il y avait dans la province (et d'une manière plus général dans le pays) un manque de personnel en informatique et c'est pour cette raison que je n'avais pas besoin de ce document. Ceci est censé faciliter les demandes de visa de travail. Finalement, la nouvelle tombe : demande refusée car pas de LMO dans le dossier. WTF? Ca semble arbitraire et ne pas avoir de sens, mais voilà, je dois arrêter de travailler immédiatement. J'ai la possibilité de faire une nouvelle demande et de rester dans le pays pendant ce temps.
On est mi octobre quand j'apprends ça. La première démarche est donc cette demande de LMO. C'est une démarche que ma companie doit faire et je ne suis pas du tout impliqué. En discutant avec l'un des boss de ma boîte, il m'indique qu'ils ont fait appel à un avocat par le passé pour le même genre de démarche. Je me dis qu'autant mettre toutes les chances de mon côté, malgré la facture. Ok pour l'avocat !
La première chose à faire est de mettre une annonce pour le poste pour essayer de recruter quelqu'un. L'annonce doit rester 2 semaines. Pratiquement à la fin des 2 semaines, il y a déjà 66 candidats. Je me dis que ça va être dur de convaincre quelqu'un que personne ne fait l'affaire. Mon RH m'explique que personne ne convient pour telle ou telle raison.
Finalement, fin novembre, l'avocat fait la demande de LMO. 3 ou 4 semaines d'attente à prévoir...
23 décembre. Mon RH m'appelle pour me dire que la demande a été approuvée, mais sur le document qu'il a reçu, le salaire est supérieur au mien. L'un des critères, quand ils traitent une demande, est précisément le salaire et ils veulent s'assurer que le potentiel employé (étranger) ne se fait pas exploiter. Qu'est-ce que cette différence veut dire ?
C'est un peu la panique parce que tout pourrait être remis en cause. Finalement le lendemain, on a l'explication : la demande a été reçue par fax et le document n'était pas très lisible. On a la confirmation : LMO approuvée !
Reste à faire une demande pour le visa de travail. L'avocat a en fait déjà fait la demande par courrier et on peut se contenter d'attendre... pendant au moins 6 semaines. Aïe ! L'autre solution est de quitter le pays et de revenir pour faire une demande directement à l'immigration, sur place. Ils peuvent alors me délivrer mon visa à la volée. Le risque : se faire refuser le visa...
L'avocat, qui n'excelle pas au niveau communication, dit que ça va aller. Je me dis 'ok, allons-y'.
On part donc direction Niagara (1 h 1/2 de route) avec tous les documents en main. L'idée est de dire à la frontère américaine qu'on va faire du shopping (beaucoup de Canadiens font ça) et qu'on revient dans la journée. Quand le douanier voit que mon visa (canadien) a expiré, il me dit qu'il me refuse l'entrée aux Etats-Unis. J'essaye de lui expliquer que je suis en règle (ce qui est vrai) car j'ai fait une demande de restoration de statut mais rien à faire. Il me dit qu'il me renvoit au Canada. Cet épisode, bien que court, a été assez intense car le douanier a pris un ton insupportable pour m'expliquer qu'il ne me voulait pas aux Etats-Unis. Bref...
On retourne donc au Canada (à quelques centaines de mètres de là) et je vais à l'immigration où tout se passe bien. Une expérience tout à fait différente... Ma demande de visa a été APPROUVEE !!
Le lendemain, 6 janvier, je suis retourné bosser jeudi et j'ai donc retrouver mon statut d'avant. J'ai depuis reçu ma première paye, que j'ai évidemment dépenser n'importe comment ;)
Bref, tout est bien qui finit bien, mais ça a été long et assez stressant.
Maintenant, plus de vacances pendant un bout de temps !
21 juin 2010
Sorties d'escalade
Depuis que je grimpe de manière régulière (3 fois par semaine en moyenne) et que je suis devenu - il faut bien le dire - un peu obsédé par ce sport, je me disais que ce serait dommage de ne pas aller grimper dehors.
C'est chose faite puisque j'ai fait récemment 2 sorties. La première s'est passée à Metcalfe, qui se situe à environ 2 1/2 heurs au nord de Toronto. C'est un coin assez sympa, proche d'une station de ski que nous avons eu l'occasion de voir sans neige (ça fait un peu bizarre, mais bon...). On a fait le déplacement dans la journée ce qui fait que cela ne nous pas laisser énormément de temps pour grimper, d'autant plus que nous étions 3 (pendant que l'un grimpe, l'autre assure et le dernier, ben il prend des photos, fait une sieste ou peu importe). Malheureusement, c'était la saison des black flies (vilaines mouches qui font que t'embêter) et des moustiques. Ca gâche un peu la vie surtout quand on assure (pas trop quand on grimpe), mais ça valait quand même le coup.
La 2e sortie s'est déroulée au Québec, dans un coin qui s'appelle le Mont Rigaud. Bien qu'étant au Québec, c'est proche de l'Ontario.
On est arrivé le samedi après-midi vers 3.00 pm, mais ensuite on a perdu un peu de temps pour trouver les voies. Le temps était moyen: alternance de pluie et d'éclaircies. Heureusement, il n'y pas plu suffisamment pour complètement tremper le caillou. On a réussi à grimper 2 voies chacun. La météo de dimanche nous a permis grimper de 10.30 am 8 pm, c'est-à-dire toute la journée. On est rentré peinard le lundi, sans grimper ce jour-là. L'endroit était fort agréable, même si pas comparable avec certains sites très réputés que l'on peut trouver à différents endroits du continent nord américain.
Maintenant, on est en train de planifier un road trip d'une semaine en septembre dans le sud ouest américain, coin que je connais déjà un peu mais où je n'ai pas encore eu l'occasion de grimper. A suivre...
21 mai 2010
En vacances... en France
Voilà bien longtemps que je n'ai pas écrit un article ici. J'en suis bien conscient mais je dois dire qu'après avoir eu des retours positifs (merci à vous), cela m'a clairement indiqué que je devais y remédier. L'objectif c'est donc d'écrire de manière plus régulière, sans pour autant raconter des choses sans importance (ça c'est pas compliqué). Non pas que ce que j'écris ici soit de la philosophie, de la science, une étude sur les conditions de vie des femmes dans la Chine rurale des années 30 ou que sais-je, mais bon, je pense pouvoir faire mieux que "Aujourd'hui l'hiver est de retour et ce matin j'ai mangé une pomme". Bref, vous m'avez compris.
Revenons-en à ce qui m'amène aujourd'hui (en plus du 1er paragraphe), à savoir mon séjour en France. Visiteur dans son propre pays... hmm une expérience assez originale et une première pour moi. Je suis parti le 1er avril pour 2 semaines, enfin en théorie car tout ne s'est pas passé comme prévu. Avec comme camp de base la maison de mes parents (ça sonne un peu expédition de montagne - eh bien, même si je ne campais pas, j'étais quand même à près de 600 mètres d'altitude), j'ai été à droite à gauche. Le programme a été assez chargé avec :
- enterrement de vie de célibataires et mariage de Julien et Claire, pas le même week-end évidemment. L'enterrement de vie de célibataires s'est déroulé à Grenoble. Julien a dû se déguiser en Darth Vader, circuler dans la rue en distribuant des ballons aux gamins tout en essayant d'extorquer de l'argent aux parents. They don't know the power of the dark side of the force. Pas facile ceci dit. Là-dessus, on a enchaîné avec un laser game. Pas la peine de s'attarder sur les résultats ni sur qui a fini dernier et de beaucoup... Le soir, garçons et filles se sont retrouvés ensemble pour diner et pour aller en discothèque. Il pleuvait ce soir-là et certains m'ont dit que c'était de ma faute. Pourquoi? Parce que je contrôle le temps... non car les enterrements de vie de célibataires ont été fixés à cette date (une semaine avant le mariage) car n'étant en France que pour 2 semaines, je n'aurais pas pu y assister à un autre moment. Je ne dirais qu'une chose : si c'était de ma faute, c'est de la neige qu'il serait tomber ! Bref, bonne soirée qui m'a en plus permis de revoir pas mal de monde en plus des interessés : Guillaume, Magalie, Laurent, Aude, Julien, Carole, Mary et Xav...
- passage près de Bordeaux chez Thomasse et Sandra pour 2 jours. Depuis le temps qu'on ne s'était pas vu, il fallait y remédier. C'était bien sympa et j'ai pu Thomasse Jr, à savoir Sacha, qui a su dire mon nom rapidemment. Je soupçonne les parents de lui avoir dit avant, mais bon...
- marriage : en plus d'être témoin, j'étais en charge des alliances. Pas de problème, la poche de ma veste n'est pas percée, pas de raison de les perdre. Résultat : elles sont bien arrivées entre les mains des intéressés. Ils ont tous les 2 dit "oui" donc tout va bien. On a bien mangé, bu et dansé. D'ailleurs, je n'avais pas entendu la plupart des morceaux depuis un bout de temps. Souvenirs, souvenirs...
- arrêt à Valence en repartant pour voir Nico, Fanny et Laurie. Pleins de souvenirs évoqués et ça c'est toujours sympa. Ma mémoire m'a fait défaut car j'ai réussi à me tromper de route pour repartir. J'ai ainsi mis 1 heure de plus pour rentrer
- déjeuner à Lyon avec Sandie, avec qui j'étais à l'école et avec qui je grimpais à Paris. On ne s'était pas vu depuis longtemps non plus. Le déplacement en valait certainement la peine
- repas avec les mariés, Guillaume, Magalie, Xav, Mary et Vince qui était dans le coin, ce qui tombait à point. Quand je dis repas, c'était pour eux, car étant tombé malade 2 jours avant (je pense que je ne me suis pas très accoutumé à la nourriture locale), je me suis contenté de les regarder manger. Dommage, car ça avait l'air bon...
J'étais censé repartir le samedi 17 mais bien entendu, ce fichu nuage a contrarié mes plans (et ceux de 8 autres millions de passagers soit dit en passant). Le trafic aérien est reparti le mardi 20 et entre temps, j'ai pris un autre billet Paris - Montréal, et un autre Montréal - Toronto pour le samedi 24. Air France, avec qui j'avais mon billet retour était juste impossible à joindre, donc c'était soit reprendre un autre billet et se faire rembourser le billet initial, soit passer des heures à essayer de joindre ces Messieurs Dames pour obtenir un nouveau billet, mais pour quand ? J'ai ainsi choisi la 1re option.
Heureusement, j'avais mon ordinateur portable avec moi, ce qui fait que j'ai pu travailler à distance durant la semaine. Ce n'était pas le plus simple, mais siffusant pour éviter d'avoir à prendre une semaine de congés forcés.
J'ai réussi à repartir le samedi 24 et tout s'est bien passé. Le train était aussi de retour sur les rails après une grève qui m'aurait de toute façon empeché d'aller à Paris une semaine avant.
Avant de partir (de Toronto), je me demandais si j'allais être surpris voire choquer par certaines choses qui ne faisaient plus partie de mon quotidien mais avec lesquelles j'avais quand même vécu toute ma vie ou presque. Finalement, pas tant que ça. Ceci dit, j'ai été surpris par :
- le 1er camion de pompiers que j'ai vu, tout petit ;
- le frigo de mes parents. J'ai cru que c'était un mini-bar ;)
Bref, ce sont de bons moments que j'ai passés là avec vous tous, et ça valait certainement la peine de faire tous ces kilomètres. Maintenant, à ceux que je n'ai pas pu voir, c'est à vous de venir ici maintenant !
06 décembre 2009
"If you're going to San Francisco...
... be sure to wear some flowers in your hair". Vous vous rappelez de cette chanson de Scott McKenzie, hein ?!
Vous l'avez compris, je me suis encore retrouvé sur la route, ou plutôt dans les airs pour une escapade.
Cette fois-ci, j'ai été me balader pour le boulot. Pour être plus précis, j'ai été assister à une conférence, QCon, que ceux qui sont dans le domaine informatique connaissent peut-être.
Sachant que la conférence durait 3 jours du mercredi au vendredi, je suis parti le mardi après-midi et revenu le dimanche, car j'en ai profité pour rester le samedi, histoire de faire un peu de tourisme et de revoir un couple d'amis que j'avais rencontré il y a 2 ans, au même endroit.
Cette petite excursion était bien sympatique, même si je serais bien resté un peu plus longtemps. J'ai écouté des gens parler pendant de nombreuses sessions et c'était enrichissant. Maintenant il va falloir se mettre au boulot car dans ma boîte, quand on va à ce genre d'événements, on doit faire une présentation. Ca me parait assez juste car cela représente quand même une certaine somme (ne pas oublier d'ajouter le prix du vol et de l'hotel) et que personne ou presque n'irait à leurs propres frais.
Voilà, c'est tout pour l'instant.
02 novembre 2009
Porté disparu ?
Voilà un moment que je n'ai pas donné de nouvelles, et je tiens à dire que ce n'est pas parce qu'il s'est passé quelque chose d'horrible ici. Non, je suis toujours là mais je me rends compte que j'ai été bien occupé ces derniers temps.
Qu'est-ce qu'il a bien pu se passer depuis... la dernière fois ?
En septembre, je suis parti à Vancouver pendant 1 semaine. C'était un des endroits que je voulais absolument voir ici. Ce qui fait bizarre, c'est de voler pendant 5 heures et d'atterrir dans le même pays. Vancouver, de ce que j'en ai vu, est une ville qui a ses points communs et ses différences avec Toronto. Elles se ressemblent dans le sens où ce sont toutes 2 des villes bien nord américaines : rues en damier, buildings modernes qui se construisent un peu partout, Starbucks ou autre coffee shop à tous les coins de rue. D'ailleurs, en parlant de Starbucks, je suis passé à une intersection où il y en a 2, face à face. Vous pensez que c'est délirant ? Il y a mieux encore. Dans une autre rue, piétonne celle-là, il y en a aussi 2 autres, un de chaque côté ! Au rayon des spécificités, Van semble plus verte (beaucoup de petits parcs à droite à gauche), et est plus orientée "nature" et activités extérieures. Il y a énormément des gens qui font du vélo, du roller, font leur jogging, lancent le javelot... euh, non, ça, je ne suis plus très sûr du coup.
Pendant une semaine donc, j'ai arpenté la ville dans tous les sens, à pied ou en vélo, revu une copine rencontrée à Toronto, revu un Français que j'avais rencontré à Paris il y a 2 ans, visité l'aquarium, fait l'ascension de Grouse Mountain ("petite" montagne au nord de Vancouver), entre autres activités. Bien sympa en tous les cas.
Côté boulot, j'ai été pas mal occupé, passant d'un projet à un autre. Les choses bougent pas mal en ce moment, et pour ceux qui sont dans le métier, je me suis récemment mis à .Net, pour le pire et pour le pire. Enfin, ça devrait changer prochainement.
En ce qui concerne la vie sociale, il y a eu pas de soirées ici et là. Notamment il y a 2 semaines quand on a fêté mon anniversaire. Bien arrosé comme d'hab, et un peu dur le lendemain, surtout qu'il a fallu faire le ménage à l'appart et c'était un peu le souc.
C'était Halloween hier et ici, c'est toute une histoire. Tout le monde ou presque se déguise et va faire la fête. Je n'ai pas encore de photos, mais ça devrait bienôt arriver. Pour ma part, j'étais Rubik's cube. Pas trop compliqué à faire mais assez consommateur de temps. On est allé dans une soirée où au moins 95% des gens étaient costumés et l'appartement était complètement décoré pour l'occasion. Bien réussi...
Qu'est-ce qui va être au programme des semaines / mois à venir ? Un petit tour sur la côté ouest pour le boulot, un match de football (NFL), et le concert des Guns n Roses.
En attendant tout ça, il est temps de sortir les moufles et le bonnet !!
23 août 2009
Road trip dans le southwest américain
Bon, je vais essayer de faire un récit de ce road-trip. D'abord, quand, où, qui, pourquoi ?
- quand : du 26 juin au 3 juillet derniers ;
- où : aux US, dans l'Utah ;
- qui : avec Laurie, qui a traversé l'Atlantique exprès ;
- pourquoi : parce que les road trips, ça le fait !
En ce vendredi 26 juin, nous commençons la journée par un brunch puis faisons un tour en ville. Rapide le tour, car il ne s'agit pas de rater notre vol. Nous nous dirigeons doucement vers l'aéroport où je me trompe de terminal. Pas fort depuis le temps que j'y vais... enfin, bref, rien de grave.
Quand nous enregistrons les bagages, une mauvaise surprise tombe : c'est $15 par bagage, c'est-à-dire $30 pour nous. Apparemment, toutes les compagnies aériennes américaines font ça maintenant. C'est pas la fin du monde, mais bon, c'est un peu rageant, surtout que sur la réservation d'Expedia, c'est écrit mais en des termes assez vagues ("des frais peuvent s'appliquer pour les bagages" ou quelque chose du genre).
Le passage de la douane américaine (ici à Toronto) se passe sans soucis. Voyant que le douanier prend un peu son temps, Laurie lui demande s'il y a un problème, malgré mes conseils avertis : "contente toi de répondre aux questions" avait-il dit (encore une fois où tu ne devais pas m'écouter, hein ?!). En plus, à sa place, après l'épisode précédent, j'aurais été un peu refroidi. Quand elle a passé la douane canadienne, le douanier a été visiblement méfiant et m'a téléphoné pour que je confirme ce qu'elle lui avait dit. Il en a profité pour me poser des questions sur mon statut (hey, j'ai déjà passé la douane plusieurs fois moi, il est un peu tard pour me contrôler, you idiot).
Revenons à notre histoire. Après presque 4 heures de vol, nous atterissons à Denver, CO. Il est environ 8.00 pm heure locale, c'est-à-dire l'heure de manger un encas (bien sûr, ils ne nous ont pas nourris dans l'avion, tu penses, ces américains) : ça tombe bien, dans l'aéroport, il y a tout ce qu'il faut. L'escale dure 2 heures, mais passe vite. Nous prenons un second oiseau de fer qui nous emmène à notre destination, à savoir Las Vegas, NV. Il a beau être 11.00 pm, il fait entre 25°C et 30°C à l'ombre (enfin, l'ombre elle est partout).
Alors, Vegas c'est une ville de dingues, mais bon, ça ce n'est pas une surprise. Ceci dit, ça surprend toujours d'aller récupérer son cartable et de trouver entre les tapis roulants... des machines à sous ! Et il y a des gens qui jouent bien sûr ! Pour nous, ce sera plus tard.
On se rend directement au comptoir de l'agence de location de voitures, où nous avons notre réservation. Nous faisons la paperasse, et une fois dans le garage, la nana nous montre une rangée de voitures, et nous dit : "choisissez celle qui vous plait". Ah ah... mais qu'est-ce que je vois ?!
A vous de deviner sur cette photo laquelle de ces voitures est la notre.
Là-dessus, on va à notre motel, Motel 6, où nous passerons la nuit. On ne s'éternise pas car il est tard et demain nous avons de la route à faire.
Samedi. Réveil assez tôt et on attaque avec un breakfast qui nous câle bien. Maintenant, c'est parti pour presque 800 bornes. Notre destination s'appelle Moab, une ville d'environ 10.000 habitants, située à l'est de l'Utah. La voiture se conduit sans faim, nous avons quelques CD et surtout la radio qui nous permet d'écouter de la country. Nous quittons rapidement le Nevada, traversons un petit bout d'Arizona et entrons dans l'Utah, où, pour l'occasion, nous changeons d'heure (à nouveau, puisque nous avons déjà changé hier). La route se fait toute seule, nous changeons de pilote 1 ou 2 fois et nous voilà arrivé. Notre motel, où nous resterons 2 nuits, est juste parfait : chambre impeccable, accueil sympa, et petit déj' en prime. Nous allons dîner dans un bar / resto et j'en profite pour goûter un de leurs bières locales, qui s'appellent... bien entendu, j'ai oublié. Pas vilaine du tout en tous les cas. Allez, faut se reposer un peu, car demain on attaque les choses sérieuses.
Dimanche. Malgré un réveil encore assez tôt, on tarde un peu à partir et le temps de faire quelques courses, on quitte Moab vers 9.30 am. Nous avons une heure de route pour arriver au parc que nous allons visiter aujourd'hui. Ce parc s'appelle Canyonlands, et nous allons dans la section Island in the sky. En arrivant sur le parking, nous ne faisons pas attention à un détail qui en dit long sur le parc : il n'y a environ que 10-15 places dispos, ce qui veut dire que le parc n'est pas DU TOUT fréquenté (en comparaison, Zion National Park, où nous irons après, accueille 3 millions de visiteurs par an, faites le calcul pour combien ça fait par jour).
A 11.00, nous voilà prêts à décoller. Le ciel est d'un bleu éclatant et le soleil chauffe (je dirais entre 35°C et 40°C à l'ombre. Ca tombe bien, de l'ombre, il n'y en a pas). La randonnée que j'ai sélectionné pour la journée est annoncée comme durant 5-6 heures, et nous sommes censés faire le tour d'un cratère. Le sentier est balisé par des cairns (petits tas de pierres), mais nous ne faisons pas très attention au départ, et seulement une demi-heure plus tard, nous voilà paumés ! Allez allez, on se reprend ! On ouvre les yeux et en cherchant un peu, on retrouve notre chemin. On va tacher de faire gaffe maintenant, hein ! Le paysage est surperbe, et on l'apprécie d'autant plus car il n'y a personne. On aperçoit quelques bestioles, comme des lézards, un bunny (il ressemblait fort à celui de la pub Duracell), des lézards et des oiseaux. Nous rencontrons les premières âmes humaines une heure plus tard. Il s'agit de 2 gars de Salt Lake City (rappelez-vous, les JO) et ils ont l'air de bien avancer. Ils font la rando dans l'autre sens, et sont partis depuis presque 4 heures (on sait à peu près ce qu'il nous reste).
On continue et on ne s'en rend pas spécialement compte, mais on descend BEAUCOUP (ça veut dire quoi ? Qu'on va devoir tout remonter à un moment donné).
Environ une heure plus loin, on tombe sur un gars avec qui on commence à discuter :
- Lui: where are you guys from?
- France. What about you?
- 'm from Texas. 'm a rea' cowboy!!
Des comme celui-là, on n'en fait plus !! Bien sympathique tout de même : il se plaint de Bush, et nous explique ses dernières randos. Après avoir conversé un peu, nous reprenons notre route et nous nous arrêtons un peu plus loin pour déjeuner. Pause bien mérité, elle ne durera pas longtemps.
Nous rattaquons, et après une section bien raide, on marche sur du plat et c'est bien reposant. Sauf que peu de temps après, les ennuis commencent : ça monte, et c'est raide. On fait plusieurs arrêts, et une heure plus tard, on arrive à un endroit où il semblerait que le sentier descente. Et là, Laurie s'exclame :
- Hey, regarde, le parking. Je vois la voiture !! :)
- Euh, je ne suis pas aussi sûr qu'il s'agisse du parking...
On commence à descendre, et au bout de 5-10 minutes, je ne vois plus de traces. On fait une halte et je descends un peu plus bas pour vérifier et c'est confirmé, pas de traces. Je remonte et finis par retrouver le dernier cairn qu'on a laissé derrière nous. WTF? Il est où ce fuc*ing sentier? Ca commence à me plaire cette histoire! Ah oui, il est agacé le Manu. Finalement, en cherchant bien, je retrouve la trace, mais la mauvaise nouvelle, c'est que ça continue à monter. Allez courage...
On repart, fait une pause, redémarre, fait une nouvelle pause et puis on arrive en haut de cette interminable côte. On arrive sur le parking (qui n'était pas du tout ce que nous avions vu avant) et il faut quand même avoué qu'on est pas mécontent d'en avoir terminé. Durée totale : un peu plus de 7 heures. D'ailleurs, on lit après coup sur le guide officiel du parc que la rando est "réservée aux randonneurs expérimentés, et vu les températures, déconseillée en juillet et août". Arff, on est le 28 juin, ouf, on a failli avoir chaud !!
On reprend le volant et rejoignons notre motel. La soirée se passe dans un autre bar de la ville où je teste leur steak (spécialité du southwest américain). Le plat arrive... euh, je ne me rappelle pas avoir commandé une moitié de vache !!?? En tous les cas, ça c'est de la viande, eh puis bon, on a cramé des calories aujourd'hui. Il faut se remettre.
On est bien claqué, donc on s'en va se coucher, histoire de récupérer un peu.
Lundi. Réveil toujours aux aurores ou presque. Après le petit-déj. on prend la route : le parc d'aujourd'hui s'appelle Arches National Park, idéalement situé à côté de Moab (enfin, c'est sûrement le contraire). La température est équivalente à celle de la veille et on ne s'en plaindra pas. Laurie n'est pas très sûre de vouloir faire la rando que j'ai prévue, qui ne fait que 4 heures pourtant (c'est pour les enfants, non ?). On va discuter avec un (une en fait) ranger pour lui demander son avis et elle nous dit que c'est magnifique et qu'elle l'a faite en 3 h 40 sachant qu'elle a 53 ans et qu'elle a fait un bout supplémentaire qu'on n'est pas obligé de faire. Je crois que ce serait un crime de ne pas la faire cette balade! Une fois la miss convaincue, on attaque.
Le parking est bien plus grand que celui de la veille et il y a pas mal de monde. Heureusement, beaucoup de gens ne vont pas très loin, ce qui fait que le sentier n'est pas congestionné du tout (manquerait plus que ça). Ici, on vient pour voir les arches, qui sont aux nombres de 8 en comptant Double O, tout au bout. Certaines requièrent de s'écarter un peu du sentier principal, ce que je ferai sans Laurie, pendant qu'elle continue. Je rencontre un couple de Californiens avec qui je discute, puis je rejoins Laurie qui m'attend un peu plus loin. Les arches sont vraiment impressionnantes à voir pour les plus grandes, et les paysages sont toujours très spectaculaires. Une fois arrivée à la dernière, on s'arrête pour pique-niquer et faire des photos (qu'on a aussi quand même faîtes un peu tout le temps). Nous reprenons ensuite le chemin dans le sens inverse puisqu'il ne s'agit pas d'une boucle. Le niveau de difficulté n'est pas comparable à celui de la veille et c'est bien comme ça.
Une fois revenue à la voiture, nous repartons en direction de Moab, histoire de faire quelques courses. Il y a énormément de boutiques, et nous passons ainsi au moins 2 heures à flâner et ressortons avec des souvenirs.
De la route nous attend à présent puisque le motel où nous allons dormir ce soir se trouve à Torrey, à environ 280 km de Moab. La route est assez varié, les paysages sympas ce qui fait que les km passent assez vite. On arrive au motel : les propriétaires tiennent également un restaurant qui tombe à pic car après toutes ces bornes, on a bien envie de manger un petit quelque chose (en l'occurence, un quart de vache). Il y a un jacuzzi devant notre chambre, et la serveuse du restaurant nous indique que l'on peut l'utiliser et même consommer ce qu'ils vendent dans le resto. Malheureusement, pour la première fois, la température n'est pas très élevée, et nous décidons de ne pas nous en servir.
Mardi. On prend un petit-déj. dans le resto où on a mangé la veille et là, qu'est-ce qu'on entend ? Que du français ! A côté d'un groupe d'environ 10 bikers Français, il y a au moins 3 couples, tous Français, plus nous. Seulement 2 ou 3 personnes s'expriment dans la langue de Shakespeare. C'est bien la peine de venir dans le fin fond du South West !
Là-dessus, on part vers Capitol Reef, notre parc de la journée. On s'arrête au visitor center pour demander comme la veille quelques conseils aux rangers. La nana nous indique une balade de difficulté toute modérée et d'une durée assez courte. Et moi de lui demander son avis sur une rando supposée être dure. Alors là, je pense qu'elle a dû regarder Laurie et a lu dans son regard "dis que c'est trop dur, dis que c'est trop dur", à quoi s'est ajoutée la solidarité féminine, et nous voilà sur le sentier pour seulement 2 heures. Le parc est peu fréquenté (encore une fois, la taille du parking en dit long) et c'est très bien comme ça. On traverse un canyon, toujours en plein soleil, et on croise à l'occasion un ranger qui est en train de creuser un trou : mais qu'est-ce qu'il va enterrer le Monsieur, dis-donc ?! Sûrement quelqu'un qui n'a pas payé l'entrée du parc. Allez ne trainons pas...
Une fois la balade fini, nous faisons une pause encas, et repartons pour une autre heure de marche. La ranger nous avait dit qu'on allait suivre la rivière, que neni ! Pas de rivière !
Nous avons quelques km à faire pour rejoindre Cannonville, où un motel nous attend ! C'est carrément perdu ce coin et le choix pour la restauration du soir est assez limité mais nous trouvons quand même un petit resto qui fait l'affaire.
Mercredi. Aujourd'hui, c'est Bryce Canyon. D'après le routard (le guide), il y a un système de navettes à l'intérieur du parc, ce qui veut dire qu'il y a un nombre conséquent de visiteurs. Effectivement, c'est confirmé une fois qu'on arrive sur le parking. La navette n'étant pas obligatoire, on a décidé de garder notre voiture. C'est vrai, c'est pas bien car pas écologique, et si tout le monde faisait comme nous, eh bien, ce serait vilan. Mais bon, c'est tellement plus pratique...
On passe chez les rangers pour la 3e fois, et ils nous conseillent une balade de difficulté moyenne (après coup, cela me paraît surcôté, mais bon...). Ceci dit, c'est vraiment spectaculaire (Bryce est connu pour ces hoodoos, ou cheminées de fée), donc même si la balade est courte, on en profite bien. Le temps se couvre vraiment à la fin, mais on aura quand même fait la rando sous le soleil. Ce qui est dommage en revanche, c'est le nombre de gens qu'on rencontre pendant la balade : ils sont quand même chiants tous ces touristes !
Une fois au volant de notre bolide, c'est direction Springdale que nous nous dirigeons. L'avantage de cette petit ville, c'est qu'elle est située à 2 pas de Zion, qui sera l'objet de notre visite du jeudi. Alors qu'on est presqu'arrivé, on se retrouve à l'entrée officielle, où il faut payer le droit d'entrée ($25), valable 7 jours. C'est pas grave en ce qui nous concerne, mais pour celui qui n'est pas courant et qui ne veut que traverser le parc, c'est un peu ralant.
Après avoir posé nos valises dans notre chambre de motel, nous faisons un tour à pied dans cette ville de Springdale. C'est très touristique et la majorité des magasins sont soit des boutiques de souvenirs soit des bars / restaurants. Le soir justement, nous allons dans un qui n'est pas extraordinaire. Ce qui m'a particulièrement agacé, c'est qu'ils ont inclu 20% de pourboire à la note. Normalement, c'est le client qui décide du pourboire qu'il laisse (la moyenne est d'environ 15% au Canada, et il me semble à peu près la même chose aux US). Cependant, il est assez fréquent que l'établissement ajoute le pourboire automatiquement pour les groupes (6 ou plus), mais c'est 18 %. En gros, ici c'est de l'extorsion.
Jeudi. Notre dernier parc nous attend mais malheureusement Jupiter a décidé de nous punir : le temps est très menaçant et nous craignons la pluie. Ceci dit, ce n'est pas ça qui va nous arrêter et nous allons nous garer sur le parking pour prendre la navette, car celle-ci est obligatoire à Zion. En effet, on apprend dans le bus qu'il y a une dizaine d'année, quand ils ont mis en place ce service, il y avait environ 4000 à 5000 voitures qui se battaient chaque jour pour 500 places de parking !!
La rando que nous a conseillée le ranger avec qui nous avons conversé est censée être de difficulté moyenne avec quelques passages un peu raides. La première partie monte un peu, mais rien d'insurmontable. Après, alors qu'il pleut un peu, il y a quelques rochers à grimper (ça me convient tout à fait) et c'est vrai qu'il faut quand même faire gaffe. Profitant d'un moment d'inattention de ma part, Laurie passe devant et escalade avec succès une première série de cailloux. Emportée par un élan de motivation (et surtout de démence), elle se précipite sur le suivant, mais rippe et part à la renverse. Heureusement, je ne suis pas loin derrière et voyant arrivé un tragique accident, ni une ni une, je me jette à son secours. Résultat, elle s'en sort avec un bleu au coude.
On continue et on arrive à un passage vraiment délicat. On essaye de passer par un autre chemin en pensant que les 2 itinéraires vont se rejoindre, mais c'est encore plus délicat. On fait demi-tour et on n'ira pas plus loin (on était quasiment arrivé).
En ce qui concerne les paysages, ils sont encore différents de tous ceux que nous avons vu jusqu'à présent mais toujours aussi impressionants. Le temps n'aide pas à les mettre en valeur malheureusement.
Après être reparti dans l'autre sens, nous passons un peu de temps dans la boutique des souvenirs. Pour la dernière fois, de la route nous attend puisque nous retournons à la case départ (sans toucher $20.000) : Vegas ! Sin City est à nous pour presque 24 heures !
Nous avons environ 2 heures de route et c'est la dernière fois que nous profitons de la voiture. Plus nous nous rapprochons de notre destination, plus le ciel s'éclaircit. Comme à l'aller, nous traversons un peu bout d'Arizona, et nous passons la frontière du Nevada. Nous changeons d'heure : mais non, ce n'est pas le passage à l'heure d'hiver, on est début juillet !! C'est pas si mal dans ce sens puisque nous reculons d'une heure ce qui rallonge un peu la journée.
Arrivés à Vegas, nous constatons une nette différence de température. Je crains un peu la route pour aller jusqu'à l'hôtel, mais comme il y a 2 ans, tout est parfaitement bien indiqué et avec ma co-pilote préférée, comment se tromper ?
L'hôtel qui nous avons choisi est Treasure Island, situé sur Las Vegas blvd (aka le Strip) avec tous les autres grands hôtels / casinos. Pour ceux qui ne sauraient pas, Vegas est l'une des villes avec le meilleur rapport qualité / prix au niveau hébergement. En effet, on trouve des prix dérisoires pour des ****, comme le nôtre. En fait, ils veulent que les gens dépensent leur argent dans le jeu... malins.
Je disais donc que rapidement nous trouvons le parking souterrain de l'hôtel, et une fois sorties les bagages, nous partons à la recherche de la réception. Ce qui est marrant, c'est qu'au début on voit des panneaux que nous suivons et pile au moment où on est en plein milieu des machines à sous (en fait du casino), plus de panneaux !! Et si on jouait ? On serait riche, dis-donc !! Euh, ouais on va attendre un peu quand même ! Après avoir arpenté la salle pendant plusieurs minutes, nous trouvons notre réception. Ils nous donnent les clés de notre chambre, tout confort, située au 33e étage, avec vue sur le Strip, l'artère majeure pour les touristes. Que demander de plus ?
On fait une petite pause dans la chambre (faut bien en profiter un peu) et partons à l'aventure dans cette ville de fous furieux. Une collègue m'a conseillé d'aller manger au buffet du Bellagio, qui est l'un des plus luxueux hôtels de Vegas. On décide d'aller se balader (le long du Strip, qui est assez long) et de se diriger doucement vers quelque part où on aura de quoi se restaurer. On veut jeter un oeil au buffet du Wynn, qui est un des principaux concurrents du Bellagio au niveau luxe. Ce que je vois correspond tout à fait au souvenir que j'ai : une suite d'hôtels / casinos qui ont un thème et reproduisent quelque chose qui la plupart du temps n'est pas américain. Par exemple, nous avons le Luxor, en forme de pyramide avec son sphinx à l'entrée, le Paris Las Vegas avec sa tour Eiffel (!), le Venetian avec ses canaux imitant Venise, et la liste est longue.
Nous arrivons au Wynn, et le buffet n'a pas l'air mal, mais comme nous n'avons probablement pas eu notre dose de marche pour la journée (Laurie surtout), nous décidons d'aller au Bellagio. Il est 9.30 pm, et le buffet ferme à 10.00. Faut se dépécher. En fait, c'est pas loin, mais il y a tellement de monde qu'il nous faut presque 1/2 heure pour nous y rendre. Heureusement, il n'est pas encore 10.00 et nous pouvons entrer. A l'entrée, ils nous informent qu'ils retirent les plats à 10.30 !! Une seule solution devant ce manque évident de temps : courir attraper tout ce que l'on veut et faire un gros tas sur la table pour tout manger après ! C'est donc ce que je fais : pattes de crabe, roti, purée, asperges, saumon, salade de fruits, gateau au chocolat... presque tout y passe. La fraîcheur est impeccable et la qualité est surprenante pour un buffet ici et surtout le prix ($30). En se goinffrant, on se fait la réflexion que cette abondance (je suis sûr que plein de gens goutent à tout mais en jettent la moitié) est quand même un peu écoeurante. Je ne gaspillerai rien, car ça ne me plait pas. Bref, je pense que je n'aurai jamais mangé autant en aussi peu de temps (en une heure de temps, j'ai mangé comme 4). Laurie a été plus raisonnable de son côté.
Après ce repas frugal, nous repartons dans le sens inverse, de l'autre côté de la route. On est quand même assez loin de l'hôtel. Après avoir vu plusieurs personnes avec des margaritas dans des verres avec des formes marrantes, je me dis qu'il faut que je m'en trouve une aussi. On se met ainsi en quête d'une margarita. Le peu de stands extérieurs que nous voyons sont fermés, et désespéré, desséché, au bord du gouffre, on se dit qu'on trouvera bien quelque chose à l'hôtel et qu'il est l'heure de jouer.
Une fois arrivés sur place, nous prenons un verre au bar puis nous nous dirigeons vers les machines à sous. Je mets $10 que je perds rapidement. Laurie en met 10 aussi, et après 30 secondes, en a déjà perdu la moitié. Elle mise tout le reste sur un seul coup (ah qu'elle est joueuse) et bien entendu perd tout. Elle est un peu dégoutée et décide d'en rester là. Finalement, je commande MA margarita et quelle n'est pas ma déception quand elle arrive. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait cette fixation mais j'ai complètement zappé qu'il y avait de la téquila dedans et qu'on ne s'entend plus du tout. Ce qui est marrant c'est que les boissons quand on joue marche à la "donation". On donne donc ce que l'on veut. Je paie ainsi $2 ma margarita que je ne bois pas. Je remets environ $15 dans la machine et tiens 15-20 minutes avec ça. Personne n'avait prévu de repartir les poches pleines, donc pas de soucis. L'expérience vaut le coup.
Il se fait tard et nous en restons là pour ce soir.
Vendredi. Nous prenons notre temps, pour la première fois, et allons faire un peu de shopping. L'avion décolle vers 4.30 pm, ce qui nous laisse un peu de marge de manoeuvre. Finalement, nous rejoignons l'aéroport en temps et en heure (en se perdant un peu - merci au plan qui n'est pas du tout à l'échelle) et rien à signaler après ça.
Alors Las Vegas, comment c'est ? Je dirais que c'est toute la connerie de l'Amérique réunie au même endroit. Eh oui, car c'est le jeu, la drogue, le sexe, l'alcool, tout ça en plein milieu du désert. Il faut le faire quand même. Les Américains l'ont fait. En tant qu'Européen, c'est intéressant à voir mais je n'y passerai pas ma vie.
Conclusion : cette semaine de road trip se termine et c'est bien triste. On en aura bien profité et ça valait carrément le détour !!
Toutes les photos sont ici !
01 août 2009
News
Bon, alors, quelques nouvelles. Pour commencer, le contexte : on est vendredi, 3.58 am, je rentre juste de soirée, qui a été bien arrosée, et on est à la veille d'un week-end de 3 jours (lundi, c'est civic day en Ontario).
Je voulais écrire un article à la suite de mes vacances, il y a un mois, et puis bon, j'ai été bien occupé, et c'est passé vite. J'espère toujours faire un récit de ce road-trip aux States avec la miss Laurie, mais je ne promets rien.
Quellles sont les news de l'autre côté de l'Atlantique ?
- les vacances, qui ont été bien courtes, sont terminées depuis longtemps, et j'ai l'impresssion que c'était il y a fort longtemps ;
- le boulot, c'est reparti, parfois sympa, parfois relou, comme un peu tous les boulots ;
- ce soir, c'était night club, Brant House pour ceux qui veulent des détails. Une question que vous vous posez peut-être, c'est comment c'est ici. C'est pas compliqué : il y a d'un côté des nanas qui portent toutes des nano-jupes, et d'un autre, des gars qui font leur possible pour attirer leur attention. Est-ce que ça marche ? On dira que ce soir, j'ai été moyennement successful, puisqu'aucune d'entre elles ne m'a forcé à enregistrer son numéro dans mon téléphone, mais la soirée a comporté son lot d'événements rock 'n roll. J'aurais du mal à comparer ça avec les boîtes en France, puisque cela ne faisait pas partie de mes sorties habituelles.
A part les soirées, comment va être composée la suite des événements ? En 2009, pas de changement en perspective, je devrais toujours être ici. Pour 2010, une fois que mon visa sera arrivé à expiration, plusieurs options s'offrent à moi, dont je ne vais pas donner les détails maintenant, mais cependant il est facile à imaginer que je pourrais :
- rester ici pour une durée indeterminée
- rentrer en France
- aller ailleurs
Chaque option comporte ses avantages et inconvénients, ce qui fait qu'il faut que je refléchisse un peu plus (j'ai déjà des préférences, mais cela reste un secret pour le moment). Pour le moment, je passe du bon temps, donc je ne peux pas me plaindre.
A bientôt sur l'autoroute de l'information.
16 juin 2009
Boston, MA
Il y a 1 mois (je sais, le délais entre le moment où je fais quelque chose et le moment ou j'écris est de plus en plus long), c'était Victoria Day, ce qui se traduit une fois de plus par un week-end de 3 jours. Je suis parti à Boston, accompagné en partie d'une copine française, Océane, qui habitait ici également (je ne donnerai pas d'explication concernant le "en partie").
Nous décollons samedi matin, et tout se passe sans surprise. Nous arrivons sur place sur le coup des 11 heures, ce qui laisse quand même une bonne partie de la journée. Après un rapide passage à l'hôtel pour déposer les bagages, nous attaquons par le freedom trail : ce "chemin de la liberté" permet de découvrir à pied des bâtiments et monuments qui ont une importance dans l'histoire de la ville. Long d'environ 4 km, il se matérialise par une ligne peinte en rouge sur la chaussée ou par des briques. Il n'y a donc pas besoin de plan ; cependant, un guide (un livre j'entends, pas un mec qui te dit où aller) est tout de même préférable pour avoir quelques explications concernant les différentes bâtiments à voir.
Le tour commence ainsi à Boston Common, jardin public soi disant le plus vieux des Etats-Unis ("le plus vieux" vient du routard et le "soi disant" vient de moi car dans toutes les descriptions, on trouve "le premier", "le plus ancien", etc. ce qui me laisse quand même un peu perplexe). Il se poursuit en passant par le Massachusets State House, et les étapes suivantes sont : Granary Burying Ground (cimetière), Old South Meeting House, Old State House, Faneuil Hall, Quincy Market, North End (Little Italy), Paul Revere House, Old North Church et Bunker Hill.
La balade se termine par la visite de l'USS Constitution, qui est apparemment le plus vieux bateau de guerre encore à flot (il fût construit en 1797). Ce n'est pas inintéressant, même si le patriotisme exacerbé des militaires (tous actifs dans la Navy) qui nous font faire le tour est insupportable.
Ensuite, on prend le bateau pour retourner dans downtown. Alors que dehors, la température est fraîche (12-14°C), dans le ferry, il doit bien faire 28°C. Quand on crève de chaud dehors, il fait trop froid à l'intérieur (meilleur exemple : Las Vegas) et là c'est carrément le contraire. Je ne m'y ferai jamais !
On passe à l'hôtel pour faire une pause, car mine de rien, on n'a quand même pas mal marché. Après avoir étudié le routard, on décide du resto dans lequel on va aller se remplir la panse. Ce ne sera pas aussi simple...
8.00 pm. Au moment de quitter la chambre, je vérifie que la porte est bien fermée. Eh bien non, elle n'est pas fermée du tout. Même en verrouillant de l'intérieur, on peut ouvrir de l'extérieur ! J'essaye de trafiquer un peu la serrure : pas moyen ! Je prends le téléphone et essaye plusieurs numéros : réception, conciergerie. Personne. En faisant un tour dans le couloir, je croise une femme de ménage dans la chambre voisine. Je lui explique le problème et elle téléphone à son responsable (en fait, on ne s'est pas à trop qui) et explique la situation : pas de problème, on va envoyer quelqu'un.
8.30 pm. Personne. Un peu agacé, je prends le combiné et appelle à nouveau la réception (peut-être que la sieste est fini). Je tombe sur une nana à qui j'explique qu'on attend quelqu'un : ok, je vous envoie un ingénieur (et s'ils se pointent à 2 ? Tant pis, on verra bien).
9.00 pm. Personne. WTF???? Là, ça commence à me plaire cette histoire. Je descends à la reception car je me dis qu'en ayant quelqu'un en face, ça fera peut-être avancer les choses. Je tombe sur un gars, à qui je raconte ma vie une fois de plus (enfin, ma vie depuis 1 heure). Il est tout désolé, pas au courant (bien sûr) et me dit qu'il va s'en occuper "personnellement".
9.15 pm. On frappe à la porte. "Bonsoir, c'est quoi le problème ?". Le problème, c'est pourtant pas compliqué à comprendre. Alors, lui, c'est le directeur de la sécurité qui venait s'assurer que ce n'était pas une fausse alerte. "Ok, je vais vous envoyer quelqu'un". Pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'avoir entendu ça plusieurs fois récemment ? Devant mon air agacé, il passe son coup de fil devant moi, et arrive à avoir quelqu'un.
9.30 pm. Le réparateur arrive !! Il essaye de reprogrammer la serrure (c'en est une à carte). Impossible dit-il ; il faut la changer. Il s'en va donc et reviens avec une nouvelle. Il démonte celle qui est en place et tente de mettre l'autre. Elle ne rentre pas !! Est-ce qu'il s'agit d'une pièce de théâtre ou est-ce que vous faîtes ça spécialement pour nous ?? "Ok, je vais en chercher une autre". Ce sera finalement la bonne.
10.00 pm. Fin de l'histoire, mais résultat, on a perdu pas mal de temps. Océane me convainc qu'il faut que j'aille me plaindre pour demander une compensation. Donc je vais à la réception et explique la situation. Très désagréable, la nana nous propose un breakfast pour le lendemain matin. Marché conclus ! Ceci dit, je trouve ça abusé d'être obligé de se plaindre pour obtenir quelque chose pour compenser leur incompétence (s'ils avaient réparé la serrure tout de suite, je ne pense pas que j'aurais été demander quoi que ce soit, mais bon, là, on a dépassé les limites).
Voilà, alors on finit par aller dans ce restaurant qu'on avait reperé, mais on ne prend pas spécialement notre temps (c'est la fin de leur service et ça se vide). On se dirige ensuite vers un pub, où il y a 2 gars qui jouent : un à la guitare et qui chante en même temps et un autre au violon. Le résultat? Pas mal du tout. C'est exactement le genre d'ambiances que j'adore. Après 2 pintes, on en reste là pour ce soir.
Dimanche matin, on attaque par un petit-déj bien mérité. C'est un buffet, et pas des moindres. En gros, on a presque tout ce que l'on peut espérer avoir. Pensez à quelque chose que vous mangeriez : on l'avait. Une soupe de brocolis ? Non, mais personne ne mangerait ça, enfin, voyons ! On ne se fait pas prier et on se câle bien.
On se met en route vers Cambridge, où se trouve la fameuse Harvard University. Pour du campus, c'est du campus. Sachant que les frais de scolarité sont de $40.000 (non, il n'y a pas de faute de frappe - je ne vais pas l'écrire en toutes lettres non plus), les étudiants peuvent en attendre au moins autant. Les bâtiments sont en briques rouges pour la plupart et une fois de plus, ça rappelle certains coins en France. Par hasard, on se retrouve à côté d'un groupe de québécois qui ont un guide (ce coup-ci, il s'agit bien d'un vrai mec qui parle et tout). On les suit pendant un moment et on profite ainsi des explications. Entre autres, devant la statue de John Harvard, on apprend qu'il y a 3 mensonges à son sujet (la statue - lui a sûrement menti plus de 3 fois) :
- John Harvard n'a pas fondé l'université, il en a "juste" assuré son développement ;
- la date est fausse ;
- ce n'est pas John Harvard qui a servi de modèle à la statue (!).
Bref, c'est un tour intéressant.
Là-dessus, on reprend le métro pour aller du côté de la Charles River, où, en général (dixit un gars de Boston que j'ai rencontré à Philadelphie), il y a pas mal de monde qui court, rame (dans une barque ou sur la pelouse en train d'étudier), fait du vélo, etc. Malheureusement, comme la veille, le temps n'incite pas à ce genre d'activités extérieures (si j'habitais Boston, je serais probablement chez moi).
On continue notre randonnée urbaine et faisons halte dans une patisserie qui semble bien réputée dans le coin (ce coin-là des Etats-Unis), car on n'a pas arrêté de voir des gens avec, à la main, des cartons provenant du magasin. On repart ainsi avec une patisserie chacun, qui fera office d'encas pour l'après-midi.
Un peu plus tard, je raccompagne Océane au métro car elle rentre à Toronto ce soir.
Ma soirée se passe tranquillement, d'abord dans un bar, et ensuite dans un bar. Etant donné qu'on est dimanche, il y a moins d'animation, et je ne reste pas très longtemps dehors.
Lundi ne démarre pas très tôt (raisonnable dirons-nous) et sous la pluie (je n'y ai encore jamais échappé jusqu'à maintenant durant toutes ces excursions). Aujourd'hui, mon programme est assez restreint : j'ai prévu de visiter le New England Aquarium. En général, c'est le genre d'endroits où je peux (et je le fais) rester des heures. Ceci dit, celui-ci est un peu plus petit que ce que je pensais, mais n'est pas si mal. Je prends la formule qui inclus une séance de cinéma IMAX : pendant 45 minutes, j'assiste ainsi à la projection d'Under the sea, et franchement, c'est bien foutu. Tous les effets de surprise attendus (je sais, c'est un peu contradictoire, mais bon, vous avez compris) sont au rendez-vous. En plus de visionner un film spectaculaire, ils donnent pas mal d'informations intéressants sur la vie sous-marine de nos camarades les poissons (bien entendu, j'en ai déjà oublié une bonne partie, alors n'essayez pas de me questionner dans plusieurs mois ou années).
Je finis la visite sur le coup des 3.30 pm, ce qui me laisse pas mal de temps car je décolle vers 8.00 pm. J'en profite pour me balader dans Boston Common (le parc où commence le freedom trail).
Après ça, je me dirige tranquillement vers l'aéroport et ce sera la fin de ce week-end !
La prochaine excursion, ce sera les vacances !!
23 avril 2009
Philly
Il y a deux semaines, j'ai profité de Good Friday (vendredi avant Pâcques), jour férié en Ontario, pour aller me ballader en Pennsylvanie, à Philadelphie pour être précis.
Je décolle vendredi matin, et pour une fois, l'avion est à l'heure. Rien de spécial à dire concernant le vol. Je ne ferai pas de commentaires sur le gars qui a commandé un bloody mary, sachant qu'il était 10 heures du matin.
Bref, j'arrive en fin de matinée, et je rejoins le centre en 1/2 heure. Les prévisions météo étaient plutôt mauvaises, mais finalement, c'est correct et suffisant pour se balader. J'en profite pour arpenter les rues et me diriger vers le quartier où sont rassemblés tous les bâtiments historiques. Je décide de ne rien visiter le premier jour car d'une part, les risques de précipitations pour samedi sont annoncées comme étant supérieures à 80%, et d'autre part, c'est contre ma religion de foncer dans un musée ou un endroit fermé dès que je débarque dans un endroit que je ne connais pas. Si je ne marche pas des heures en frôlant la crise d'hypoglycémie à la fin, cela ne me convient pas.
Les rues du centre ne sont pas désagréables, et en m'éloignant un peu, je me retrouve dans des quartiers assez résidentiels avec maison en briques et rues plutôt étroites, ce qui s'éloigne du modèle nord américain.
Plus tard dans l'après-midi, je rejoins l'hôtel où j'ai réservé une chambre, histoire de déposer mon sac et de faire une pause. Quand je me décide à partir, il est déjà l'heure de l'apéro (faut pas perdre ses repères quand même), et ma prochaine étape est un bar non loin de l'hôtel. Après m'être restauré, je me dirige vers un autre bar où un groupe doit jouer. Finalement, je reste au rez-de-chaussée (le groupe étant apparemment au premier étage) et ce sera tout pour ce soir.
Le lendemain matin, je prends mon temps et je vais le regretter plus tard. Je commence par aller au Reading Market Terminal. Il s'agit d'un grand marché couvert où on trouve à peu près tout ce qu'il y a généralement dans un marché : fruits et légumes, poisson, viande, etc. L'endroit ressemble fort au St Lawrence Market de Toronto (bien sûr, pour ceux qui ne connaissent pas, cela n'aide pas beaucoup). Il y a une particularité ici : certains stands sont tenus par des Amish, qui sont très reconnaissables. Les Amish, rappelons-le, "ont refusé tout changement depuis leur arrivée, et suivent pas à pas les préceptes de la Bible" (dixit le routard). Ainsi, entre autres, ils tournent le dos au progès (pas de TV, ni d'électricité, par exemple). Cela laisse réfléchir, surtout aux Etats-Unis.
Bref, comme il n'est pas loin de midi et que j'ai la dalle, mon repas est constitué de cookies (à tomber) et d'un pretzel (acheté chez les Amish), carrément terrible aussi !
Là-dessus, je me dirige vers le Masonic Temple (temple des francs-maçons). Etant donné la météo abominable de ce samedi matin (en résumé, elle pleut), je serai mieux à l'intérieur. Sauf que c'était sans compter avec les horaires des visites. La dernière est à midi et il est déjà 12.50... La prochaine est mardi :( Oui, c'est de ma faute. La prochaine fois (c'est-à-dire bientôt), je ferai plus attention à ce genre d'informations.
Masonic Temple
Un peu déçu, je m'en vais vers le quartier historique de la ville, car j'aimerai bien visiter l'Independence Hall. C'est dans ce bâtiment qu'a été signée la déclaration d'indépendance et là où a été adoptée la constitution américaine, c'est pour dire. Le garçon, il a bien lu son guide cette fois, et sait qu'il faut aller au visitor center pour récupérer son billet. Oui, mais gros malin, t'avais oublié que le bureau ouvrait à 08.30 ce matin, et qu'il est passé 1.00 pm. Le couperet tombe: plus de billet pour ce jour! Décidémment, je cumule !
Independence Hall
Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Reste le Liberty Bell Center, qui héberge cette fameuse cloche, qui était à l'époque au sommet de l'Independence Hall et qui est symbole de liberté. Même si la visite ne dure pas très longtemps, ce n'est pas inintéressant de voir de près cette cloche, qui a son importance aux yeux de beaucoup d'Américains. J'avais bien dû en entendre parler, mais ce qui est sûr, c'est que je ne connaissais pas l'histoire.
Liberty Bell
Après cela, je me dirige juste à côté, au National Constitution Center, dont le thème principal est la constitution et qui a pour but d'expliquer quel est son impact dans la vie de tous les jours. Evidemment, le patriotisme est à son paroxysme, ce que je trouve toujours aussi agaçant. Je lis et vois beaucoup de documents, mais au bout d'un moment, je finis par un peu tout mélanger, et résultat aujourd'hui, je ne me rappelle plus de grand chose (vous n'avez pas de questions ? Ca tombe bien, je n'ai pas de réponse).
J'en reste là pour cet après-midi et je rentre à l'hôtel pour faire une pause (encore !!).
Plus tard, je sors et m'en vais trouver refuge dans un pub que j'ai reperé avant. Je fais la connaissance de Dave, originaire de Boston et qui est depuis peu à Philly. Il est bien sympathique et on discute un moment avant qu'il ne s'en aille de son côté. Je retourne alors dans le pub de la veille, histoire d'écouter de la musique live. Je me pointe au premier étage, et il n'y a presque personne, et surtout pas de groupe. Apparemment, ils ne se sont juste pas pointés. Espérons qu'il ne s'est rien passé de grave ! Résultat, c'est avec la serveuse que je discute jusqu'au moment où je suis le seul client à l'étage et elle doit fermer boutique.
Dimanche matin, je ne me presse pas beaucoup plus que la veille, et je ne décolle pas très tôt. Mon idée est d'aller me ravitailler au Reading Market Terminal, où j'ai été samedi. Malheureusement, il est fermé (bien entendu, je m'en rends compte une fois devant, NDLR). Cherchant la facilité, c'est dans un Starbucks que mon petit-déjeuner se passe. Une fois terminé, je me dirige vers le Museum of Art, qui se trouve au coeur de Fairmount Park. Je ne suis pas, d'une manière générale, un fou-furieux des musées, mais une fois de temps en temps, cela ne me dérange pas d'y passer quelques heures. J'ai toujours la même impression : celle de m'ouvrir à quelque chose de complètement nouveau (je dois être encore plus inculte que je ne me l'imagine), et ce n'est pas désagréable. Ainsi, je passe pas mal de temps dans la section "art américain", où il y a de jolies peintures représentant, entre autres, des paysages de parcs nationaux (Grand Canyon par exemple). Après cela, je ne m'éternise pas dans l'art européen, car c'est tout le temps la même histoire : toutes les oeuvres sont orientées vers la religion, et bien que je respecte cela, honnêtement, ce n'est pas pour moi. Bref, j'enchaîne avec l'art asiatique, où il y a des pièces tout à fait intéressantes. A côté de cela, il y a une section nommée "armes et armures" et c'est assez surprenant. Il y a un veritable arsenal, et des choses étonnantes, comme une armure pour poney ou pour enfant (c'est pas la même, on est d'accord). Pour en revenir aux peintures, une qui a particulièrement retenu mon attention est Escape from the absolute de Roberto Mata, peintre Chilien, bien connu dans son pays (dixit une amie Chilienne). Pour une fois qu'une oeuvre d'art comme celle-là m'inspire quelque chose, je ne peux pas lui tourner le dos !
Downtown avec le City Hall
Après cette visite culturelle, je retourne doucement vers downtown, et petit à petit me rapproche de l'aéroport, d'où je décolle en fin de journée. Pour conclure, ce fût un week-end tranquille et c'était sympa de changer un peu d'air. C'était surtout la première excursion d'une (longue ?) série !
27 mars 2009
Il y a un an...
... j'arrivais dans ce grand pays, avec 2 choses : mes valises et l'envie de découvrir quelque chose de nouveau. En ce qui concerne mes valises, elles sont rangées au chaud, RAS. Pour le reste, je ne peux pas me plaindre non plus. Bien que l'aventure ne s'arrête pas là, si pour une raison ou pour une autre, il fallait que je rentre demain, je dois avouer que cette année a été riche en expériences et nouveautés, et qu'aujourd'hui, la feuille d'érable a pris une place à part dans mon esprit. Un an, c'est long et c'est court à la fois : si je devais choisir un qualificatif, je dirais court, car d'une part tout s'est très bien passé et je n'ai eu aucune galère (ah si, un matin, pas eu d'eau chaude quand j'ai pris ma douche - j'ai bien cru ne jamais y arriver) et d'autre part je n'ai pas l'impression d'avoir fait le tour de ce pays. Géographiquement parlant, c'est bien vrai puisque je n'ai pas quitté l'Ontario (au Canada). Bon, techniquement, j'ai été au Québec quand j'ai visité Ottawa en traversant le pont qui relie la capitale à Hull/Gatineau, mais cela ne compte pas vraiment. Je compte bien sortir de ma province avant la fin de l'année, pour découvrir, entre autres, la côte ouest (Vancouver). J'ai encore beaucoup de choses à apprendre à propos de ce pays, de ses habitants, de la culture...
Ceci dit, depuis que j'ai atteri ici, j'ai eu suffisamment de chance pour :
- découvrir une culture toute nouvelle pour moi ;
- rencontrer un nombre assez incroyable de gens, dont certains sont devenus de bons amis ;
- parler anglais tout le temps;
- explorer le continent (je ne précise pas "une partie de", car bon, vu la taille...) ;
- travailler dans une boîte canadienne et ainsi avoir une expérience internationale.
Je pense que ce qui était le plus inespéré, ce sont toutes ces rencontres (qui ne s'arrêtent pas d'ailleurs). Je ne remercierai jamais assez mon coloc à ce titre, sans qui cela ne serait jamais arrivé (pas dans ces proportions en tous les cas).
Une question qui revient souvent est : "La France, ça ne te manque pas ?". Alors, la famille et les amis, c'est-à-dire VOUS, oui, bien sûr. Les moyens modernes de communication cependant aident beaucoup. Pour le reste, il y a de temps en temps un petit quelque chose auquel je vais penser, mais rien d'insurmontable (une bouteille de vin qu'on aimerait bien trouver ou trouver moins chère par exemple, ou mon ancienne salle d'escalade). Ah si, j'ai failli oublier (comment est-ce possible ?), les congés payés manquent cruellement (rappel : 10 jours par an). Si on veut aller quelque part un peu loin, il faut tout prendre d'un coup (après au moins un an) pour que cela vaille le coup et après c'est cuit, plus rien. Je vais prendre ma première semaine dans quelques mois et chaque seconde va compter (alors, et c'est à TOI que je m'adresse, interdiction de sourire aux douaniers et ainsi de risquer de tout gâcher, hein ?!). J'exagère un peu, mais honnêtement, c'est un peu l'impression que j'ai. Les jours sont tellement peu nombreux qu'on n'a pas envie de gaspiller un instant. Ceci étant, loin de moi l'idée de me plaindre; je le savais avant de partir, quand j'ai signé mon contrat de travail, et personne ne m'a mis le couteau sous la gorge.
C'est la même chose aux Etats-Unis, et je comprends mieux maintenant pourquoi dès qu'ils partent en vacances quelque part, ils claquent des $ sans se poser de questions. Bon, je vais quand même faire attention.
Pour la suite, il n'y a plus qu'à espérer que cela se passe de la même manière, et ça devrait être sympa. Il y aura certainement moins de découverte dans la vie de tous les jours, mais j'espère bien compenser par les excursions.
A part ça, j'ai fait le tour des saisons et l'hiver est officiellement terminé. Il commence effectivement à faire meilleur (5°C), et ça parait dingue à écrire, mais on a VRAIMENT l'impression qu'il fait bon. A un moment donné, comme il semblerait que ma résistance au froid ait augmenté, je me suis dit qu'il avait dû se produire un phénomène biologique naturel provoqué par une exposition prolongée à des températures négatives, et qu'une sorte de carapace de tortue s'était probablement formée. J'ai bien cherché, mais je n'ai rien trouvé. Pas de fourrure d'ours polaire non plus. Bref, je n'ai pas d'explication. Pour info, la plus froide température a été de -22°C, -30°C en ressenti. C'est vrai que ce n'est pas chaud, mais avec une capuche et des moufles, on survit. Je précise quand même que ça a été parce que ça n'a pas duré (environ 3 jours comme ça, le reste étant plutôt -10°C - -15°C, largement supportable), mais je ne promets pas de pouvoir vivre toute l'année dans ces conditions. C'est assez surprenant d'ailleurs de voir qu'une ville puisse prendre 2 visages complètement différents. La neige a fondu (pour de bon ?), bientôt les arbres vont reprendre des couleurs et dans peu de temps, on pourra retourner s'installer en terrasse !






























